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Jacques Abraham est devenu le nouveau doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de l’Université d’État d’Haïti

 

Port-au-Prince – Mardi 15 juillet 2014 - Aujourd’hui mardi 15 juillet 2014, de midi à 14 heures, s’est déroulée la cérémonie d’investiture de M. Jacques Abraham comme nouveau doyen de la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) de l’Université d’État d’Haïti (UEH). 

Jacques Abraham est détenteur d’une licence en mathématiques de l'École Normale Supérieure de l’UEH (1987), d’une licence en sciences économiques de la faculté de droit et des sciences économiques de l’UEH (1992), d’une maîtrise en éducation de l'Université de Montréal (1993) dans le cadre d'un programme conjoint de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et de l’École Normale Supérieure financé par l'ACDI. Bénéficiaire de la prestigieuse bourse FULBRIGHT des États-Unis d'Amérique, il a obtenu une deuxième maîtrise en "International community economic development" du New Hampshire College. Actuellement, bénéficiaire d’une bourse d’études du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) du Canada et du GRAHN, il poursuit ses études doctorales à l'Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti (ISTEAH) en Gestion des systèmes éducatifs.

Jacques Abraham  enseigne, depuis plus de quinze ans, les mathématiques appliquées à l'économie et l'économie politique. Il a notamment publié "Jeunes et formation alternative", "Comprendre l'activité économique", "Manuel de Mathématiques appliquées à l'économie et à l'administration", ainsi que des articles sur la problématique de l'Université d'État d'Haïti, sur l'éducation et sur les petites et moyennes entreprises. 

La FDSE possède un département de Sciences Juridiques et un département de Sciences économiques. Le doyen est épaulé par un vice-doyen aux affaires juridiques et un vice-doyen aux affaires économiques. En janvier 2015, la FDSE  va fêter ses 155 ans d'existence.

Toute la communauté de l’ISTEAH félicite le nouveau doyen pour cette nomination et lui assure de toute sa collaboration dans l’accomplissement de ses fonctions et de sa noble mission à l’égard des jeunes du pays.

Reconstruire Haïti par le savoir

 
par Jean François Bouthillette


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Enfants à Port-au-Prince.

"Paru dans le Magazine canadien University Affairs/Affaires Universitaires, le 9 avril 2014"

La toute première cohorte d’étudiants de l’Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti (ISTEAH) terminera sa première année scolaire à la mi-mai.
 
Ils sont 61 étudiants sur les campus de Cap-Haïtien, de Port-au-Prince ou de Hinche à bénéficier depuis l’automne de l’enseignement et de l’encadrement de professeurs étrangers qui travaillent au sein du nouvel établissement.
 
« C’est avec ces étudiants qu’on pourra aider le pays à se relever vraiment, à devenir autonome », affirme Samuel Pierre. Professeur à l’École polytechnique de Montréal et Haïtien d’origine, M. Pierre est l’un des universitaires canadiens à avoir initié le projet, dans la foulée du séisme de janvier 2010.»
 
« L’idée, explique-t-il, est de donner à la société haïtienne les capacités scientifiques et technologiques qui lui font trop souvent défaut, de même qu’à juguler l’exode des cerveaux en formant sur place des intervenants compétents. Dans les universités haïtiennes, il n’y a pour l’instant que 150 professeurs qui ont un doctorat, explique M. Pierre. Pour une population moindre, au Québec, on en a 10 000. »
 
D’ici 10 ans, l’institut compte avoir formé 1 000 scientifiques qui pourront soutenir de l’intérieur le développement d’Haïti; un moyen de préparer le pays à s’affranchir une fois pour toutes de l’aide internationale.

 
Des accents canadiens
 
Depuis l’automne, les premiers étudiants suivent des cours au doctorat, à la maîtrise ou au diplôme d’études supérieures spécialisées d’un programme en science de l’éducation, le premier programme offert par l’établissement.
 
Ils sont en Haïti, mais leurs professeurs proviennent surtout d’universités canadiennes :de l’École polytechnique de Montréal, du réseau de l’Université du Québec et de la TÉLUQ, qui sont tous des partenaires de l’ISTEAH. D’autres se sont aussi engagés dans l’aventure. Des professeurs de l’Université Laval, de l’Université du Manitoba, de l’Université McGill, de l’Université McMaster, de l’Université de Montréal, de l’Université d’Ottawa, de l’Université de Sherbrooke, ou encore de l’Université Wilfrid, ainsi que des collègues du Massachusetts Institute of Technology, États-Unis, ou du Centre national de la recherche scientifique, France. Certains vont enseigner sur place pendant quelques semaines de manière ponctuelle et la vidéoconférence est très utilisée.

 
Des formations ciblées
 
Après des professeurs, ce sont des ingénieurs que l’ISTEAH veut former, dès l’an prochain. « Il faut arrimer la formation aux besoins réels du pays, et pour ce faire on a procédé par enquête, explique M. Pierre. On a pu constater des besoins criants en génie informatique, alors on va former des spécialistes en conséquence. »
 
Après des professeurs, ce sont des ingénieurs que l’ISTEAH veut former, dès l’an prochain. « Il faut arrimer la formation aux besoins réels du pays, et pour ce faire on a procédé par enquête, explique M. Pierre. On a pu constater des besoins criants en génie informatique, alors on va former des spécialistes en conséquence. »
 
À l’automne, Ottawa a injecté près de 500 000 dollars dans l’ISTEAH, par l’entremise du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), principalement sous forme de bourses d’études pour les étudiants.
 
Dès que le projet lui a été présenté au début de 2013, le CRDI a reconnu sa valeur. « C'est une occasion de renforcer la qualité de la formation et de la recherche dans les universités haïtiennes, soutient Ann Weston, directrice de programme au CRDI. Ça permet de renforcer tout le pays, de lui donner les moyens d'analyser ses problèmes, d'y trouver ses propres solutions. »
 
Elle voit aussi dans l'ISTEAH un moyen concret d'éviter la perte des forces vives du pays. « L'avantage, dit-elle, c'est que les gens qui suivent ces formations sur place peuvent continuer, en parallèle, à travailler dans les universités, dans les entreprises et dans la fonction publique haïtienne » et d’y faire une différence.




L’ISTEAH, première institution de formation doctorale accréditée en Haïti


 
« Après examen du dossier de l’Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti (ISTEAH) par les hauts responsables du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, sur recommandation expresse d’un comité d’experts internationaux et en reconnaissance de la qualité de ses programmes d’études supérieures, l’État haïtien délivre à l’ISTEAH ce certificat d’accréditation avec tous les privilèges et obligations qui s’y rattachent. Ce certificat, qui demeure valide pour une période de cinq ans, est délivré à l’ISTEAH pour servir et valoir ce que de droit. »
 
Voilà le contenu du certificat d’accréditation, daté du 31 mars 2014, qui vient d’être octroyé à l’ISTEAH par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Cette accréditation est décernée à l’ISTEAH spécifiquement pour des programmes universitaires de diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS), de maîtrise et de doctorat en sciences de l’éducation, assortis de 7 orientations disciplinaires : biologie et sciences de la vie, chimie, formation à distance et e-learning, gestion des systèmes éducatifs, mathématiques, physique, sciences de la terre et de l’atmosphère.
 
L’ISTEAH devient la première institution à obtenir une telle accréditation en Haïti, ce qui peut marquer un tournant au pays après que les autorités et des acteurs concernés par l’enseignement supérieur eurent réalisé des assises nationales sur la qualité de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Dans un environnement marqué par l’absence de normes de qualité et l’existence de programmes de formation mal conçus et inadaptés, l’accréditation, obtenue sur recommandation d’experts universitaires, peut constituer un signal de virage vers la qualité.
 
Les 60 étudiants qui constituent la première cohorte résident dans 14 communes du pays, de Jérémie à Port-de-Paix en passant par les Cayes, Jacmel et Gonaïves. Ces étudiants sont regroupés sur les campus du Cap-Haïtien, de Port-au-Prince et de Hinche. Ils termineront leur première année d’études d’ici la fin du mois de juillet prochain. Trente-cinq d’entre eux y poursuivent des études de doctorat (Ph.D.) alors que les vingt-cinq autres visent une maîtrise en sciences de l’éducation.
 
Sélectionnés par concours sur un échantillon de 135 candidats, ces étudiants se distinguent par leur qualité et leur motivation, selon le professeur Samuel Pierre, président du Conseil d’administration de l’ISTEAH, professeur titulaire de génie informatique à l’École Polytechnique de Montréal, directeur depuis 1999 du Laboratoire de recherche en réseautique et informatique mobile (LARIM) et du Groupe de recherche en réseautique et informatique mobile (GRIM). Il s’agit, indique-t-il, pour la plupart de hauts cadres de l'administration publique et surtout du MENFP, de professeurs et cadres à l'Université d'État d'Haïti et des universités publiques en région, de jeunes diplômés enseignant au secondaire et dans les universités privées, de jeunes professionnels de différentes disciplines dont des agronomes.
 
L’ISTEAH, selon le professeur Pierre, est une institution universitaire sans but lucratif. Son fonctionnement repose principalement sur le bénévolat de plusieurs professeurs et gestionnaires, ainsi que sur la générosité de donateurs qui soutiennent sa mission. En tant que premiers bénéficiaires de cette formation de haut niveau, les étudiants sont sollicités pour contribuer à cet effort collectif en payant des frais de scolarité représentant une infime partie des coûts de la formation reçue. Les frais de scolarité sont fixes et s’élèvent à 154 000 gourdes par année pour tous les programmes.L’ISTEAH s’efforce de mettre en place un programme de bourses basées sur le mérite pour supporter les meilleurs étudiants. La priorité d’octroi de ces bourses est accordée aux femmes, aux jeunes et aux handicapés.
 
La direction de l’ISTEAH vise à mettre la science et la technologie au service du développement d’Haïti, en formant des citoyens innovateurs et des leaders aptes à agir avec compétence aux échelles locale, nationale et régionale, en poursuivant un idéal d’excellence dans les actions et les interventions. Le document-cadre prend soin de préciser que l’institut ne vise pas à remplacer les institutions haïtiennes existantes, mais plutôt à prolonger leur action et à les renforcer durablement par l’apport de ressources complémentaires mutualisées dans des domaines spécifiques où l’expertise est sinon inexistante du moins insuffisante. « Il cherche à soutenir les institutions d’enseignement supérieur en augmentant leur capacité à faire face à la demande croissante de formation au pays et la nécessaire qualification des ressources humaines dont le pays a besoin pour se relever, selon une approche volontariste visant à terme l’autonomie de ces institutions », précise Samuel Pierre.
 
L’ISTEAH, poursuit-il, développera, avec les partenaires de la communauté universitaire haïtienne, un modèle haïtien de formation aux études avancées, en synthétisant les meilleures pratiques nord-américaines et européennes en matière de science et de technologie. Sur un horizon temporel de 10 ans, il envisage de former un contingent de 1000 scientifiques pour rehausser le niveau scientifique du pays et rendre le pays moins dépendant de l’étranger pour la formation de ses élites. Cet objectif découle du constat qu’aucun pays n’a réussi à se développer sans une maîtrise adéquate de la science et de la technologie. Haïti a grandement besoin d’un système d’éducation qui favorise cette maîtrise, ce à quoi le nouvel institut cherche à contribuer.
 
Les professeurs - plus de 85 pour le moment - viennent tant des universités locales qu’étrangères. Une douzaine d’entre eux vivent en Haïti et participent activement à l’enseignement dispensé par l’ISTEAH. Les autres professeurs viennent notamment de la Belgique, du Canada, des États-Unis, de la France et de la Suisse. Certains viennent enseigner sur place pendant quelques semaines. D’autres dispensent leur cours à partir de leur lieu de résidence par l’intermédiaire de la vidéoconférence.
L’ISTEAH entretient un réseau de 23 partenaires nationaux dont 21 institutions universitaires haïtiennes pour la plupart situées en région. Il est aussi appuyé par 7 partenaires internationaux : Dartmouth College (USA), École Polytechnique de Montréal (Canada), École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL, Suisse), Institut des sciences appliquées (INSA-Lyon, France), Université de Strasbourg (France), Université du Québec à Montréal (UQÀM, Canada), Télé-Université (Canada).
Fondé par le Groupe de réflexion et d’action pour une Haïti nouvelle (GRAHN-Monde), l’institut veut combler des besoins criants notamment dans certaines disciplines du génie, nous a confié Samuel Pierre. La gestion stratégique et le contrôle de cet institut sont assurés par un Conseil d’administration de 17 membres dont quinze résident en Haïti. Un conseil de direction de 10 membres en assure la gestion opérationnelle.
 
La devise de l’ISTEAH est : « l’excellence au service du bien commun ». Selon Samuel Pierre, il envisage de devenir l’une des meilleures institutions d’études avancées en science et en technologie dans la région de la Caraïbe. Un objectif partagé par des dizaines de scientifiques et de gestionnaires qui contribuent bénévolement à son déploiement dans diverses régions du pays, au bénéfice des générations futures et au service de la décentralisation tant souhaitée du pays.
Selon le président du GRAHN-Monde, le défi commun de toute la communauté universitaire haïtienne est de réduire le flot de nos jeunes qui, en quête d'une bonne formation universitaire, quittent le pays pour aller se former ailleurs, notamment en République dominicaine. Trop souvent, ils ne reviennent pas après leur formation. L’ISTEAH compte contribuer significativement à freiner cette fuite de cerveaux et de devises qui contribuent à perpétuer le sous-développement d’Haïti.
 
Thomas Lalime Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.




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